Articles avec le tag ‘stage erasmus’
Les nouvelles ambitions des étudiants internationaux.
Selon l’article des « Echos » du 2 mars 2009 intitulé Erasmus : moins d’étudiants, plus de stagiaires on assisterait en 2007 d’une part à une faible diminution du nombre d’étudiants participant aux accords d’échanges universitaires européens avec un recul de 1,85 % du nombre de français partant à l’étranger et d’autre part à une forte croissance (+25% sur un an) du nombre de français se rendant à l’étranger pour effectuer un stage.
Ces chiffres doivent toutefois être nuancés. D’abord les français-stagiaires internationaux de 2007 ne représentent que 3 389 étudiants contre 22 556 pour ce qui est des étudiants suivant un cursus universitaire d’échange européen. Le recours au stage est en croissance, mais dans des proportions limitées.
Afin d’y voir plus clair, il convient en premier lieu de préciser le contexte organisationnel de la mobilité étudiante. Il existe deux types d’étudiants internationaux: les courageux, bénéficiant de l’organisation d’un programme d’échange bilatéral entre universités (type Erasmus en Europe) et les quasi-héroïques qui se lancent dans leur échange international sans le moindre encadrement. Pour donner une idée des proportions, Erasmus c’est moins de 160 000 étudiants au niveau européen par an contre 2,9 millions d’étudiants internationaux au niveau mondial (sources : Commission Européenne et Institute of International Education).
Sortir du cadre européen Erasmus est ainsi indispensable pour bien comprendre la dynamique de la mobilité internationale des étudiants. Loin d’assister à un déclin de cette dernière, on constate au contraire une forte croissance de 7,5% du nombre d’étudiants internationaux partant faire leurs études à l’étranger dans le monde entre 2007 et 2008. Cette croissance constante depuis une vingtaine d’années ne fait que souligner le besoin d’encadrement grandissant d’étudiants d’origines encore plus variées, se rendant dans des destinations toujours plus exotiques et dans un but qui ne se limite plus exclusivement au cursus universitaire. Cette complexification de la mobilité internationale se traduit notamment par le fait que la dynamique d’échanges intra-européens traditionnels entame une phase de relative stagnation.