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Ce que veulent les étudiants internationaux

Le récent classement Universum des 50 employeurs qui font rêver les étudiants internationaux en 2009  donne lieu a peu de surprises. En effet, quelles entreprises, selon vous, font le plus rêver les étudiants du monde entier ? La réponse paraît évidente: les entreprises qui les feront voyager, qui leur ouvriront le plus de perspectives à l’international. Il est donc logique que les étudiants internationaux soient attirés par les multinationales.

Ces multinationales font d’autant plus rêver les étudiants en temps de crise. En effet, les multinationales sont les entreprises qui résistent en général le mieux aux soubresauts de l’économie, grâce à leur taille critique.

Un troisième argument est celui du réseau mondial de contacts que peut aider à créer une multinationale. Les jeunes étudiants fraîchement sortis d’écoles de commerce ou d’ingénieurs aspirent à se construire un réseau, si possible mondial, qui leur servira pendant toute leur carrière. Et la puissance de ce réseau de relations ne peut être sous-estimé.  

google

Cette étude révèle  l’attrait des étudiants internationaux pour les entreprises du monde informatique, et surtout l’attrait que représentent toujours les grandes entreprises du monde de la finance ! En temps de crise financière et de remise en question du monde de la finance, on aurait pu s’attendre à un léger désamour, mais ce n’est pas le cas !

 Ainsi, l’entreprise qui attire le plus les étudiants internationaux est Google, le moteur de recherche qui a conquis le monde. Google est suivi de près par Microsoft, entreprise internationale par excellence et géant de l’informatique. Puis, dans le top 10 apparaissent de nombreuses entreprises du monde de la finance: PWC, Goldman Sachs, PriceWaterHouseCoopers, Procter & Gamble, Deloitte…

Ainsi, les étudiants internationaux qui feront le monde de demain semblent avoir choisi leur camp: les multinationales. Mais qui oserait les juger ? Refuseriez-vous un emploi dans une maltinationale, qui sera la plus à même de vous apporter succès professionel, réseau, richesse et CV bien rempli ?

 Voir le classement ici.

STF

Les étudiants informatisés

A l’heure actuelle, de nombreux étudiants des ordinateurs pour leur études. La plupart des étudiants font leurs devoirs à faire à la maison sur ordinateur, certains emportent leur ordinateur portable en amphitéâtre pour travailler dessus, de nombreux professeurs mettent leurs cours accessibles en ligne, soit sur le réseau intranet de l’université, soit sur le réseau externe, les recherches de documents et de données se font sur Internet ; tout est plus accessible, plus rapide, plus facile… Que du bonheur ! Mais méfiance, l’utilisation de ces nouvelles technologies recèle de nombreux dangers.
Le fondement d’internet est son interactivité : Internet est une plate-forme pour tout le monde et par tout le monde. C’est donc une formidable opportunité de découvrir de nouvelles opinions, de nouveaux travaux ou des chefs d’oeuvres faits à la maison. C’est un média alternatif par rapport aux autres médias dont la diffusion est programmée et réglementée. Mais son atout se révèlent aussi être son principal problème, si tout le monde peut poster tout et n’importe quoi, il y aura précisément beaucoup de n’importe quoi : données farfelues et théories fantaisistes  se bousculent sur la Toile sans aucun contrôle et avec l’aspect de paroles d’Evangile. Grande est la tentation de tout prendre pour argent comptant, et même quand on prend du recul, il reste difficile de démêler le vrai du faux. Ces sources sont donc à reprendre avec modération et sagesse.
Internet, c’est aussi la tentation de pomper. Et oui, quand on tombe sur un document parfait, il est difficile de résister à l’envie de se contenter de le copier/coller sur ses propres travaux. Mais une fois encore, attention : ce n’est pas parce qu’on est sur la Toile que le document n’appartient à personne et qu’il est permis de plagier. Les fainéants seront passibles de poursuites de la part de l’auteur, mais aussi de sanctions de la part de leur université si jamais leur méfait était découvert ; or, les universités ont de plus en plus les moyens de contrôler ce genre de pratique, grâce notamment à ce genre d’outil  (www.compilatio.net/fr) qui compare le devoir à une gigantesque banque de données d’oeuvres éditées ou disponibles sur Internet.
Mais le risque le plus commun est tout simplement et paradoxalement la perte de temps. La technologie est à notre disposition pour nous faciliter la vie et pour nous aider à travailler plus rapidement, gagnant ainsi en productivité. Mais le risque existe de se trouver emporté par la technologie si l’on n’y prend garde, et ce n’est pas Charlie Chaplin qui me contredira (http://www.youtube.com/watch?v=2B3HGY_zLKk&hl=fr). Qui ne s’est jamais lancé sur une recherche à propos de la vie de Baudelaire pour se retrouver au fil des clics sur un document traitant de la migration des lemmings en Norvège (ou vice-versa) ? Les vidéos, les chats, les blogs, les jeux, tout est là pour nous distraire et nous attend en embuscade dès le commencement de la recherche à but strictement scolaire. La tentation est donc grande de flemmarder lorsqu’on travaille sur ordinateur, comme ici: http://www.youtube.com/watch?v=BpWM0FNPZSs
Qui a dit que l’informatique et Internet était une bénédiction pour les étudiants ?

A l’heure actuelle, de nombreux étudiants des ordinateurs pour leur études. La plupart des étudiants font leurs devoirs à faire à la maison sur ordinateur, certains emportent leur ordinateur portable en amphitéâtre pour travailler dessus, de nombreux professeurs mettent leurs cours accessibles en ligne, soit sur le réseau intranet de l’université, soit sur le réseau externe, les recherches de documents et de données se font sur Internet ; tout est plus accessible, plus rapide, plus facile… Que du bonheur ! Mais méfiance, l’utilisation de ces nouvelles technologies recèle de nombreux dangers.

Le fondement d’internet est son interactivité : Internet est une plate-forme pour tout le monde et par tout le monde. C’est donc une formidable opportunité de découvrir de nouvelles opinions, de nouveaux travaux ou des chefs d’oeuvres faits à la maison. C’est un média alternatif par rapport aux autres médias dont la diffusion est programmée et réglementée. Mais son atout se révèlent aussi être son principal problème, si tout le monde peut poster tout et n’importe quoi, il y aura précisément beaucoup de n’importe quoi : données farfelues et théories fantaisistes  se bousculent sur la Toile sans aucun contrôle et avec l’aspect de paroles d’Evangile. Grande est la tentation de tout prendre pour argent comptant, et même quand on prend du recul, il reste difficile de démêler le vrai du faux. Ces sources sont donc à reprendre avec modération et sagesse.

shadok

Internet, c’est aussi la tentation de pomper.

Et oui, quand on tombe sur un document parfait, il est difficile de résister à l’envie de se contenter de le copier/coller sur ses propres travaux.

Mais une fois encore, attention : ce n’est pas parce qu’on est sur la Toile que le document n’appartient à personne et qu’il est permis de plagier. Les fainéants seront passibles de poursuites de la part de l’auteur, mais aussi de sanctions de la part de leur université si jamais leur méfait était découvert ; or, les universités ont de plus en plus les moyens de contrôler ce genre de pratique, grâce notamment à ce genre d’outil qui compare le devoir à une gigantesque banque de données d’oeuvres éditées ou disponibles sur Internet.

Mais le risque le plus commun est tout simplement et paradoxalement la perte de temps. La technologie est à notre disposition pour nous faciliter la vie et pour nous aider à travailler plus rapidement, gagnant ainsi en productivité. Mais le risque existe de se trouver emporté par la technologie si l’on n’y prend garde, et ce n’est pas Charlie Chaplin qui me contredira.

Qui ne s’est jamais lancé sur une recherche à propos de la vie de Baudelaire pour se retrouver au fil des clics sur un document traitant de la migration des lemmings en Norvège (ou vice-versa) ? Les vidéos, les chats, les blogs, les jeux, tout est là pour nous distraire et nous attend en embuscade dès le commencement de la recherche à but strictement scolaire. La tentation est donc grande de flemmarder lorsqu’on travaille sur ordinateur, comme ici : 

Qui a dit que l’informatique et Internet était une bénédiction pour les étudiants ?

Facebook = David contre Go…ogle!

Wired juillet 2009

Wired juillet 2009

A ma gauche nous trouvons Google. Le leader mondial des moteurs de recherche avec plus de 65% de parts de marché. 20 000 personnes. 111 milliards de dollars de valorisation boursière (à ce jour). 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel en 2008. 4 milliards de résultat net.GoogleA ma droite, Facebook, le réseau social créé en 2004. Si Facebook est un poids lourd de l’audience avec 250 millions de membres, il en est tout autre en matière financière: en 2008  le réseau social aurait réalisé un chiffre d’affaires de 275 millions de dollars et aurait en plus investi 75 millions de dollars pour au final être toujours déficitaire. 900 personnes.facebookFacebook contre Google c’est donc un match un peu paradoxal mais comparable à l’affrontement de David contre Goliath.

Paradoxal car a priori on serait tenté de croire que l’un et l’autre, jouant sur deux terrains très différents, moteur de recherche et réseau social, n’ont pas de raison particulière de s’en vouloir.

Pourtant, un article paru dans le Wired de juillet 2009 écrit par Fred Vogelstein intitulé « The great wall of Facebook »  souligne la rivalité très forte qui anime Facebook et Google.

Par exemple, aux dires d’ un ancien ingénieur de Facebook, lorsqu’il s’agissait de concurrence, « personne chez Facebook ne parlait de Myspace ou des autres réseaux sociaux. On parlait seulement de Google« . Le leitmotiv était: « Tout ce que Google fait, nous pouvons le faire en mieux« .

Si Facebook a pour le moment de réels problèmes à monétiser son audience, il n’empêche que son succès auprès du public est incontestable: 4 milliards d’informations échangées, 850 millions de photos et 8 millions de vidéos uploadées chaque mois. Une ampleur telle qu’elle pousse Fred Vogelstein à qualifier Facebook de « second Internet, un Internet qui inclue les données les plus personnelles des utilisateurs et qui se trouve entièrement sur les serveurs de Facebook« .

Facebook est ainsi en train d’imposer un nouveau modèle d’organisation des données dans un monde jusque là dominé par Google. Car entre Facebook et Google c’est deux visions bien distinctes qui s’opposent.

D’un côté les « algorithmes de Google, des équations rigoureuses et efficaces qui analysent  chaque octet d’activité enligne pour construire un atlas impartial du monde virtuel« .

De l’autre, un web « plus personnel, plus humain, où nos réseaux d’amis, de collègues, de proches, de membres de notre famille sont notre première source d’information, tel que cela existe dans le monde réel« .

La philosophie de Facebook est donc de favoriser le développement d’un web dominé par l’intuitu personae et cette dynamique ne se limite pas au réseau social en particulier. En effet, dans cette dimension personnelle, Facebook se conçoit plus comme un lieu d’ancrage des activités – même extérieures – de ses membre sur Internet. On comprend ainsi mieux ce qui a poussé la firme de Palo Alto à développer Facebook Connect et Open Stream.De cette façon, la communauté Facebook est injectée minutieusement partout sur Internet au delà des frontières propres de Facebook.com, de manière à référencer en son sein tous les relais extérieurs sur lesquels elle est implantée.

Certains tels que M.Vogelstein pourraient y reconnaitre une approche à la Google Adsense. De là à prédire une victoire de David contre Goliath? Pas si sûr d’après un directeur haut placé chez Google cité dans Wired:  » si [Facebook] trouvait soudainement un moyen de monétiser son audience, il est certain que cela nous poserait un problème. Mais ce n’est pas prêt d’arriver. »

Au final il semble important de retenir de tout ceci que Facebook ne doit plus seulement être considéré comme un réseau social mais bien comme un nouveau média à part entière, véritable canal de communication qui fait du lien personnel le meilleur critère de recherche et de pertinence.

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P.S: Qu’est-ce que Wired? Wired est un mensuel américain qui traite des nouvelles technologies de façon large. C’est le magazine de référence en la matière. Incontournable et d’une qualité vraiment surprenante. C’est en lisant ce type de magazine que l’on comprend  à quel point on a plus de moyens quand on a un marché intérieur de 300 millions de personnes.

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