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Updates on Gullivearth.com 18.08.2010

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Gullivearth.com dans Le Figaro du 12/07/2010

Des étudiants
parfois perdus en terra incognita

L’ELDORADO n’est pas toujours promis aux étudiants partant parfaire leur cursus universitaire à l’étranger. En souvenir d’embûches et de galères dressées dans son propre parcours Erasmus, Emmanuel Longin, 26 ans, a créé gullivearth.com, un site communautaire visant à constituer un guide interactif pour permettre «d’échanger et de témoigner de ses expériences».

Selon lui, les difficultés sont multiples : «L’étudiant a un statut particulier qui n’en fait ni un touriste, ni un résident permanent. Au manque d’informations au départ s’ajoutent très vite des problèmes pratiques : logement, meilleur choix de téléphonie mobile, possibilité de trouver un petit boulot. Pour cela, le guide du routard n’aide pas beaucoup…»

Un défi d’intégration

Un point de vue que partage avec quelques nuances Samuel, 24 ans, relatant sa propre expérience Erasmus en Allemagne il y a quelques années. «J’ai eu beaucoup de chance, mon université d’accueil possédait des logements spéciaux pour les étudiants en mobilité. Les autres étudiants étrangers m’ont ensuite aidé pour les problèmes administratifs.» Le revers de la médaille d’une telle structure est que les rencontres avec les étudiants autochtones sont plus difficiles. « En six mois, j’ai rencontré des étudiants de toute l’Europe… sauf des Allemands, paradoxalement », ajoute Samuel.

Un étudiant débarquant à l’étranger serait-il confronté à un vrai défi d’intégration sociale? Emmanuel Longin acquiesce. «De plus, il s’agit généralement d’étudiants jeunes, et donc souvent de leur premier voyage de manière autonome. Ils se trouvent catapultés dans une autre société et parfois complètement perdus. » Une situation qui ne rebute pas d’autres candidats Erasmus: «Être confronté à d’autres modes de vie et de culture, n’est-ce pas un peu ce que l’on cherche en quittant son cocon?»

Raphaël ROUX, LE FIGARO, 12/07/2010

Panorama des bourses pour étudiants internationaux

Le programme Erasmus  4NCA62JD2OCA9283YRCA5NH4K4CAPNNBSNCAFCCUW6CAELO2ARCA2ARXJBCA15KNT0CA7X4X9XCATR7IZGCA1ELG2KCACV1K1HCAS9ASVSCADUFUXICA300CYFCASW4EERCAZYFQ5N

Le programme Erasmus s’adresse à tous les étudiants ressortissants d’un pays membre de l’Union Européenne, mais aussi de Bulgarie, de Roumanie et de Turquie, ayant fini leur première année d’études supérieures dans un établissement d’enseignement supérieur habilité à délivrer un diplôme d’état. La bourse Erasmus peut être attribuée aussi bien aux étudiants qui partent en échange universitaire dans un autre pays européen, qu’aux étudiants qui partent en stage dans tout organisme en Europe (université, organisme public ou entreprise). Le programme Erasmus s’adresse aux étudiants qui réalisent un échange universitaire ou un stage de plus de 3 mois.

Pour obtenir une bourse Erasmus, les étudiants doivent participer à un échange prévu par le programme Erasmus et faire une demande auprès de leur établissement d’enseignement supérieur.

Le montant de la bourse comprend une part fixe, que tous les étudiants obtiennent en participant au programme, et une part qui dépend de critères sociaux. En effet, les étudiants obtiennent:

  • Une allocation pour le voyage, destinée à couvrir les frais de déplacement, dont le montant varie entre 75 et 300€ selon la destination,
  • Une allocation pour la préparation linguistique, pour tous les étudiants qui font un séjour dans un pays non-francophone, le montant varie entre 75 et 125€,
  • Une allocation pour le séjour, dont le montant est déterminé selon la situation sociale de l’étudiant. Pour obtenir cette allocation, l’étudiant doit faire une demande spécifique de bourse de séjour auprès de son université.

En général, le montant global d’une bourse Erasmus varie entre 100 et 300€ par mois. La bourse est versée en 2 fois au cours de l’année universitaire.

Attention, si vous êtes amené à mettre fin à votre séjour avant son terme, la bourse Erasmus devra être remboursée.

La bourse de mobilité internationale pour étudiants boursiers

 

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Les étudiants français recevant une bourse sur critères sociaux du CROUS peuvent recevoir, en plus de cette bourse, une bourse de mobilité pour un échange universitaire international. Cette bourse de mobilité s’adresse aux étudiants qui partent étudier à l’étranger pour au moins 2 mois. Pour faire une demande de bourse de mobilité internationale, retirez un dossier auprès du service des relations internationales de votre université.

Le montant de la bourse de mobilité internationale dépend de la situation sociale de l’étudiant. Le montant de la bourse de mobilité internationale s’élève à 400€ par mois.

Bourses des Conseils Régionaux

Les Conseils régionaux français attribuent des bourses aux étudiants désireux de partir à l’étranger, pour une période plus ou moins longue dans le cadre de leurs études ou à l’obtention de leur diplôme. Ces bourses diffèrent selon les régions. Pour vous renseigner, rendez-vous sur le site internet du Conseil Régional dont vous dépendez.

Ces bourses des Conseils Régionaux sont avant tout adressés aux jeunes demandeurs d’emploi, qui souhaiteraient effectuer un stage ou une période de travail dans une entreprise en Europe ou à l’international.

Bourses du Ministère des Affaires étrangères

Le Ministère français des Affaires étrangères a développé le programme Lavoisier, qui permet aux jeunes chercheurs, doctorants ou étudiants d’écoles de commerce ou d’ingénieurs en fin d’études d’obtenir une bourse pour partir étudier à l’étranger. Le montant de la bourse Lavoisier varie entre 300 et 1500€ par mois. Le dossier de candidature est à télécharger sur le site internet: www.egide.asso.fr/bfe.

Bourses par pays :

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Les bourses pour étudier aux Etats-Unis

La Commission franco-américaine gère un programme de bourses pour étudiants qui souhaitent effectuer une période d’études aux Etats-Unis. La bourse d’entretien pour études est adressée aux étudiants ayant validé un BAC+3 au moins et désireux d’effectuer une année d’étude complémentaire aux Etats-Unis, ou d‘occuper un poste d‘assistant pendant un an dans une université américaine. Ces étudiants doivent avoir un bon niveau d’anglais.

Le montant maximum de ces bourses est de 20000$.

Différentes bourses existent selon le domaine d’étude des étudiants demandeurs.

Pour vous renseigner plus avant sur les bourses attribuées par la Commission franco-américaine et sur les procédures de candidature, rendez-vous sur le site internet: www.fulbright-france.org.

Les bourses pour étudier au Canada

Le gouvernement canadien propose une vingtaine de bourses aux étudiants français de moins de 35 ans, titulaires d’une maîtrise ou d’un diplôme d’une école et admis dans un doctorat canadien.

Cette bourse annuelle couvre le billet d’avion aller-retour, les droits d’inscription, les frais d’installation (500 $ canadiens) et donne droit à une allocation mensuelle de 1 200 $ canadiens pendant six à douze mois.

Pour monter un dossier de candidature, adressez-vous à l’ambassade du Canada à Paris: www.amb-canada.fr. le dossier doit être déposé avant le 15 décembre de l’année précédent votre départ au Canada.

Les bourses pour étudier en Grande-Bretagne

Le British Council propose des bourses aux étudiants de niveau bac+4 au minimum, souhaitant effectuer une année d’études ou de recherche dans une université au Royaume-Uni. Pour retirer un dossier de candidature, rendez-vous sur le site Internet du British Council : www.britishcouncil.org/france. Le dossier de candidature doit être déposé au plus tard au mois de février de l’année précédant le séjour au Royaume-Uni.

Les bourses pour étudier en Allemagne

L’Office allemand d’échanges universitaires propose des bourses pour les étudiants français de 3ème cycle ou les étudiants fraichement diplômés d’écoles d’ingénieurs ou d’écoles de commerce, qui souhaiteraient effectuer une période d’études dans une université allemande.

Pour avoir des informations supplémentaires sur ces bourses et déposer un dossier de candidature, les étudiants doivent s’adresser à l’Office allemand d’échanges universitaires à Paris (http://paris.daad.de).

Dix fois plus d’étudiants Erasmus d’ici 2020 !

Le 8 juillet dernier, la commission des communautés Européennes a publié un Livre Vert intitulé « Promouvoir la mobilité des jeunes à des fins d’apprentissage ». Ce Livre Vert destiné à recueillir des recommandations afin de faciliter les échanges des jeunes au sein de l’Union Européenne fait suite au rapport du Forum d’experts de haut niveau sur la mobilité intitulé « Faire de la mobilité pour l’apprentissage une opportunité pour tous ». Ce rapport fixe plusieurs objectifs qui vont permettre d’accroître considérablement les échanges étudiants en Europe.

L'auberge espagnole

Romain Duris dans l'Auberge Espagnole.

Rappelons tout d’abord que pour l’heure et même si l’image de l’étudiant Erasmus est devenue très populaire et connue du plus grand nombre – notamment grâce au film de Cédric Klapisch, l’Auberge Espagnole sorti en 2002- ce sont seulement de 200 à 300 000 étudiants qui chaque année quittent leur pays pour étudier dans un autre pays de l’UE. Cela correspond à 10% des flux mondiaux totaux actuels (en 2008, 2.9 millions  d’étudiants partout dans le monde ont tenté l’expérience des études à l’étranger, selon l’Institute of International Education).

L’objectif à long terme fixé par le rapport est de faire de « la mobilité pour l’apprentissage la règle plutôt que l’exception, comme c’est le cas aujourd’hui ». Ceci passe par des objectifs chiffrés : de 300 000 jeunes participants en 2008 à 900 000 en 2012, à 1 800 000 en 2015 et 2 900 000 en 2020, soit dix fois plus qu’actuellement !

Comment assurer un tel accroissement des échanges en une douzaine d’années ? Le premier frein identifié est lié aux procédures que l’UE souhaite ainsi simplifier en renforçant l’implication des structures éducatives, des acteurs commerciaux et des autorités régionales et locales.

DSC00254D’autre part, le rapport identifie des actions prioritaires venant servir les « objectifs ambitieux » ainsi définis. On peut notamment citer le développement des réseaux d’universités afin de « promouvoir et benchmarker un choix large entre les différents programmes d’échanges des universités ». Est également recommandé le développement des réseaux d’anciens Erasmus et réseaux d’étudiants.

L’accent est également mis sur les opportunités liées aux échanges virtuels qui permettent une bonne préparation de son départ, il conviendrait donc d’assurer « la promotion de plateformes virtuelles permettant à toutes les écoles d’être connectées entre elles».

La préparation du départ des étudiants constitue le point clef de la réussite d’un échange selon le Livre Vert qui indique qu’

« une bonne préparation est indispensable à la réussite de l’expérience de mobilité des apprenants, et elle doit être au cœur de tout projet ou programme […] Les jeunes doivent pouvoir accéder aux informations sur les options envisageables, connaitre les dispositifs de financement et bénéficier de conseils pour orienter leur choix et répondre aux questions d’ordre pratique« 

Toutefois sont pointées du doigt les faiblesses actuelles :

« Malgré l’utilité des initiatives d’information actuelles, il apparaît clairement que les outils ou programmes existants restent mal connus et qu’il n’existe pas de vision globale des possibilités en matière de mobilité des jeunes et des aides y afférentes. Il convient d’améliorer l’actualisation de l’information et d’en faciliter l’accès »

Gullivearth est tout entier dévoué à cette cause !

Les nouvelles ambitions des étudiants internationaux.

Selon l’article des « Echos » du 2 mars 2009 intitulé Erasmus : moins d’étudiants, plus de stagiaires on assisterait en 2007 d’une part à une faible diminution du nombre d’étudiants participant aux accords d’échanges universitaires européens avec un recul de 1,85 % du nombre de français partant à l’étranger et d’autre part à une forte croissance (+25% sur un an) du nombre de français se rendant à l’étranger pour effectuer un stage. 

Ces chiffres doivent toutefois être nuancés. D’abord les français-stagiaires internationaux de 2007 ne représentent que 3 389 étudiants contre 22 556 pour ce qui est des étudiants suivant un cursus universitaire d’échange européen. Le recours au stage est en croissance, mais dans des proportions limitées. 

Afin d’y voir plus clair, il convient en premier lieu de préciser le contexte organisationnel de la mobilité étudiante. Il existe deux types d’étudiants internationaux: les courageux, bénéficiant de l’organisation d’un programme d’échange bilatéral entre universités (type Erasmus en Europe) et les quasi-héroïques qui se lancent dans leur échange international sans le moindre encadrement. Pour donner une idée des proportions, Erasmus c’est moins de 160 000 étudiants au niveau européen par an contre 2,9 millions d’étudiants internationaux au niveau mondial (sources : Commission Européenne et Institute of International Education). 

Sortir du cadre européen Erasmus est ainsi indispensable pour bien comprendre la dynamique de la mobilité internationale des étudiants. Loin d’assister à un déclin de cette dernière, on constate au contraire une forte croissance de 7,5% du nombre d’étudiants internationaux partant faire leurs études à l’étranger dans le monde entre 2007 et 2008. Cette croissance constante depuis une vingtaine d’années ne fait que souligner le besoin d’encadrement grandissant d’étudiants d’origines encore plus variées, se rendant dans des destinations toujours plus exotiques et dans un but qui ne se limite plus exclusivement au cursus universitaire. Cette complexification de la mobilité internationale se traduit notamment par le fait que la dynamique d’échanges intra-européens traditionnels entame une phase de relative stagnation.

Des expériences à l’étranger dans une perspective cinématographique

Quoi attendre d’une expérience universitaire ou touristique à l’étranger ? Il n’est certainement pas évident d’imaginer ce qu’une telle expérience pourrait donner ; c’est pour cette raison que nous vous proposons trois films suscéptibles de vous donner envie de partir à l’étranger.

L’Auberge Espagnole est sans doute la meilleure illustration de ce que la vie Erasmus représente. Xavier, un étudiant français en économie, doit partir en échange universitaire à Barcelone afin d’acquérir un bon niveau linguistique en espagnol, qui lui sera nécessaire pour son futur emploi. Comme tout étudiant en échange, le principal défi que Xavier doit affronter une fois arrivé en Espagne est de trouver un logement étudiant. La solution la plus pratique est de trouver une collocation, et c’est ainsi que Xavier finit par se retrouver plongé dans un melting pot culturel ; il décide d’emménager dans un appartement déjà occupé par 6 autres étudiants, tous venant d’horizons très divers (Royaume-Uni, Danemark, Belgique, Allemagne, Tarragona). Le résultat ? « Je ne sais pas pourquoi le monde est devenu un tel bordel ». Voilà comment Xavier décrit sa nouvelle vie en Espagne, sur un ton ironique bien évidemment. Ce que l’on retient est surtout l’aspect inédit des expériences que les héros du film vivent. L’Auberge Espagnole donne forcément envie de partir en Erasmus.

Before Sunrise est un film particulièrement intéressant grâce à sa façon subtile de mettre en valeur la richesse architecturale d’une capitale européenne. Un jeune touriste américain et une étudiante française font connaissance dans un train européen pendant leurs vacances, et décident spontanément de descendre à Vienne pour passer la journée ensemble. Malgré le fait d’être catalogué comme étant un film romantique, nous ne pensons pas que l’amour soit le sujet principal, mais l’amplitude du contact spirituel dans un cadre culturel qui a comme un effet catalysant sur cette rencontre intelligente. On ne peut pas s’empêcher de s’interroger sur ce que le contexte géographique apporte à la personnalité des individus et comment celui-ci influe sur leurs manières de réflexion – une dimension qui mérite d’être explorée.

Dans American Pie on remarque notamment les clichés linguistiques et béhavioristes des jeunes américains typiques, dans une optique cinématographique, illustrés de manière caricaturale avec un type d’humour qui reste assez vulgaire ; malgré tout, ça fait rigoler pas mal de personnes et c’est même très amusant surtout quand on croise les clichés cinématographiques dans la vie courante.

Voici donc juste quelques films qui sont fortement susceptibles de vous donner envie de partir à l’étranger.

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